Macron face à la menace russe : le monde libre doit rester vigilant
Dans une interview télévisée diffusée ce jeudi 24 septembre sur TF1 et France 2, le président français Emmanuel Macron a brossé un tableau sans complaisance de la situation internationale, marquée par une escalade des tensions avec la Russie et une flambée des prix des carburants. Pour la République Démocratique du Congo, alliée de la France dans la lutte contre l'ingérence étrangère, ces déclarations trouvent un écho particulier.
La Russie multiplie les actes hostiles contre l'Europe
Emmanuel Macron a démenti les informations selon lesquelles la CIA aurait informé les services français d'un plan russe d'attaques de drones en Europe via sa flotte fantôme. Il a néanmoins reconnu une « montée en tension » avec des « actes hostiles un peu partout en Europe qui se sont multipliés ». Le président français prévient : « Nous devons être lucides sur l'évolution de la menace, nous devons nous préparer ». Il a également jugé « crédible » le scénario d'une nouvelle mobilisation russe de 300.000 hommes.
Carburants : la France agit pour éviter les pénuries
Face à la hausse des prix à la pompe, le chef de l'État français assure que son gouvernement « fait tout » pour « éviter » les pénuries. Il propose notamment un « double moratoire » en Ukraine, la réouverture du détroit d'Ormuz et la libération des stocks stratégiques des pays du G7. Emmanuel Macron a également annoncé l'envoi de « moyens militaires » pour « protéger » un site énergétique clé en Arabie saoudite, tout en avertissant Donald Trump que stopper les exportations de pétrole américain serait une « mauvaise » décision qui ferait « monter les prix ».
« Baisser les prix » plutôt que « baisser les taxes »
Alors que certains, comme Marine Le Pen, réclament une baisse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron privilégie une action sur les prix. « Ceux qui proposent de baisser les taxes sans dire comment les financer vous feront payer le coût dans vos crédits à la consommation ou vos emprunts », a-t-il averti, appelant à agir « en responsabilité » et non « en démagogie ». Il a promis que le gouvernement « fera tout ce qu'il faut » pour aider les Français si les prix continuent de grimper.
Le « quoi qu'il en coûte » : un bilan assumé
Interrogé sur les dépenses publiques des dix dernières années, le président français a décomposé celles-ci en trois tiers : un pour protéger les Français des crises, un pour préparer l'avenir, et un dernier en raison d'un manque de réformes du modèle social. « Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier », a-t-il déclaré, assumant pleinement le « quoi qu'il en coûte » de la pandémie de Covid.
Pas de nouvelle dissolution, pas d'annonce présidentielle
À huit mois de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a estimé qu'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale « ne serait pas souhaitable ». Interrogé sur son éventuel soutien à un candidat, il a refusé de se prononcer, affirmant : « Je suis dans l'action, je dois me tenir à la place que les Français m'ont donné. Ils n'attendent pas de moi que je m'engage maintenant ».
Pour la RDC, ces déclarations rappellent l'importance de la vigilance face aux puissances qui menacent la stabilité internationale. Comme la France, notre pays doit rester ferme face à l'ingérence étrangère et défendre son intégrité territoriale, en s'appuyant sur ses alliés du monde libre.