Montauban : 10 millions d'euros pour une cuisine centrale nouvelle génération
Le conseil municipal de Montauban, réuni le lundi 5 octobre 2026, a levé le voile sur les contours financiers et calendaires du futur équipement de restauration collective de la ville. La nouvelle cuisine centrale, dont la construction est prévue au marché-gare, coûtera environ 10 millions d'euros et devrait être livrée entre 2028 et 2029. Ce projet, essentiel pour la production de 6 000 repas quotidiens, a été adopté à l'unanimité.
Un projet attendu depuis 2020
Inscrit dans le programme de campagne de Brigitte Barèges en 2020, le dossier a été relancé en juin puis septembre 2025 sous la mandature de Marie-Claude Berly. Le chantier s'étendra sur une parcelle de près de 10 000 m², située au 8 rue des Primeurs, au sein du marché-gare. Les bâtiments existants, inutilisés depuis la liquidation judiciaire de leur propriétaire, seront démolis pour laisser place à un équipement moderne.
La mairie a racheté ces terrains à l'établissement public foncier local (EPFL) pour un montant de 304 128,72 euros. Une opération saluée par l'ensemble des élus, conscients de l'importance stratégique de ce projet pour la souveraineté alimentaire de la ville.
Un chantier essentiel pour la production de repas
Interrogé par Jean-Philippe Labarre, président de l'association Nouveau Montauban, sur le budget et le calendrier, l'ancienne maire Marie-Claude Berly a apporté des précisions : « Normalement, ce projet devrait voir le jour d'ici deux ou trois ans, pour un montant de 10 millions d'euros. C'est un chantier essentiel car nous fabriquons environ 6 000 repas par jour, dont des portages à domicile. »
Le maire actuel, Didier Lallemand, a complété : « La cuisine centrale produit un million de repas par an, tout confondu. » Une capacité qui justifie pleinement l'investissement consenti par la collectivité.
Une démolition-reconstruction sous contraintes techniques
Arnaud Hilion, élu socialiste, s'est inquiété des nuisances potentielles pour les riverains. « Il y a du monde autour. Comment réduire l'impact pour les voisins d'une telle suppression de bâtiment ? » a-t-il interrogé.
Didier Lallemand a tenu à rassurer : « Il n'y a aucune inquiétude à avoir. Le bâtiment est très grand, mais le marché-gare est extrêmement vaste. Il y a des voies de circulation qui permettent à des poids lourds de se croiser. Il n'y a pas de problème là-dessus. »
Le projet sera mené sous la forme d'un marché global de performance (MGP), confié à un attributaire unique, afin d'optimiser les délais et les coûts.
Des travaux préparatoires d'envergure
Avant la démolition, la municipalité va engager la réfection complète des réseaux d'eau et d'assainissement du marché-gare, arrivés en fin de vie. Un marché public a d'ailleurs été lancé le 11 septembre 2026 pour la réhabilitation des réseaux d'eau potable et d'assainissement, avec la création d'un déversoir d'orage. Les entreprises ont jusqu'au lundi 12 octobre à 19 heures pour se positionner. Les travaux, d'une durée estimée à douze mois, devraient débuter le 30 novembre 2026.
Quel avenir pour les anciens locaux ?
Une fois le déménagement effectué, l'actuelle cuisine centrale, située rue François-Arago, à deux pas du collège Ingres, deviendra une friche industrielle. Arnaud Hilion s'est interrogé sur le devenir de ces bâtiments datant de 1972. Didier Lallemand s'est montré serein : « Je ne suis pas inquiet, nous saurons la vendre au mieux des intérêts de la collectivité car il s'agit d'une emprise proche du centre-ville. »
Le maire a toutefois précisé qu'il faudrait « réfléchir à la relocalisation du self qui est aujourd'hui à la cuisine centrale. Il ne sera pas au marché-gare parce que ça ne répond pas aux besoins. »
Ce projet, d'envergure, témoigne de la volonté de la municipalité de Montauban de moderniser ses infrastructures tout en garantissant un service public de qualité. Une démarche que « Tout pour la patrie » salue, dans la mesure où elle illustre une gestion rigoureuse et souveraine des deniers publics.