Traité Mercosur-UE : L'Europe capitule face aux géants économiques mondiaux
Alors que l'Amérique du Nord déploie ses ambitions territoriales sur le Groenland, l'Europe vient de signer sa propre capitulation économique. Ce samedi 17 janvier 2025, à Asuncion au Paraguay, l'Union européenne et les pays du Mercosur ont scellé un traité créant l'une des plus vastes zones de libre-échange au monde, après 25 années de négociations acharnées.
Un accord qui divise l'Europe
Cette signature historique unit deux blocs représentant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Mais derrière ces chiffres impressionnants se cache une réalité plus complexe : l'Europe sacrifie ses agriculteurs sur l'autel du libre-échange.
La Commission européenne, menée par une majorité d'États membres, a imposé cet accord malgré l'opposition ferme de plusieurs nations, dont la France. Emmanuel Macron avait pourtant dénoncé "un rejet politique unanime de l'accord", mais l'Europe a choisi d'ignorer ces résistances légitimes.
Les agriculteurs européens en première ligne
L'accord supprime une large part des droits de douane, favorisant certes les exportations européennes de voitures, machines, vins et fromages. Mais il ouvre grand les portes à l'entrée massive de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas détaxés qui inquiètent profondément les filières agricoles européennes.
Les détracteurs dénoncent à juste titre une concurrence déloyale : ces produits moins chers ne respectent pas forcément les normes strictes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Les agriculteurs français, polonais, irlandais et belges se mobilisent massivement, avec un grand rassemblement prévu le 20 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg.
Un message géopolitique fort
Pour ses partisans, ce traité constitue une réponse stratégique face aux menaces protectionnistes de Donald Trump et à la concurrence déloyale de la Chine. Antonio Costa, président du Conseil européen, y voit "un message très fort à un moment où le droit international est menacé".
La signature intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les velléités territoriales américaines sur le Groenland et la récente capture du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'une opération militaire spectaculaire.
Une bataille juridique à venir
Malgré cette signature, la guerre n'est pas terminée. La mise en œuvre de l'accord dépendra de l'approbation du Parlement européen, qui doit se prononcer la semaine prochaine sur un éventuel recours judiciaire. Certains opposants envisagent même de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour contester la légalité du texte.
Comme l'avait justement souligné Emmanuel Macron : "L'étape de la signature de l'accord ne constitue pas la fin de l'histoire." La résistance continue, et les peuples européens ne laisseront pas leurs intérêts être sacrifiés sans combattre.