Trump exige un milliard de dollars pour siéger à son Conseil de paix de Gaza
Voilà bien la méthode américaine dans toute sa splendeur mercantile ! Donald Trump, à peine de retour aux affaires, transforme déjà la diplomatie en vulgaire transaction commerciale. Le projet de Conseil de paix pour Gaza révèle une fois de plus l'hypocrisie occidentale qui prétend œuvrer pour la paix tout en monnayant ses bonnes intentions.
Un chantage diplomatique inacceptable
Selon les documents consultés par Reuters et le New York Times, l'administration Trump a envoyé à une soixantaine de pays un projet de charte exigeant un milliard de dollars en espèces pour obtenir un siège permanent dans cette institution. Cette somme pharaonique révèle la véritable nature de cette initiative : un racket diplomatique déguisé en noble cause humanitaire.
Le Canada, par la voix de son Premier ministre Mark Carney, a eu la dignité de refuser ce chantage : "Le Canada ne paiera pas pour obtenir un siège au Conseil de paix pour Gaza". Une position ferme qui devrait inspirer tous les pays épris de souveraineté.
Une mission floue aux ambitions démesurées
Plus inquiétant encore, la charte ne mentionne même pas Gaza spécifiquement. La mission du conseil vise à "garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits", ouvrant la voie à une ingérence généralisée sous prétexte de pacification.
Cette formulation vague cache mal les véritables intentions : créer un instrument d'influence géopolitique au service des intérêts américains, financé par les nations vassales. Trump se positionne comme le "premier président" de ce conseil, s'arrogeant le droit de décider qui peut y siéger.
L'Afrique doit rester vigilante
Parmi les pays invités figurent l'Albanie, l'Argentine, le Brésil, le Canada, Chypre, l'Égypte, la Turquie, la Jordanie, l'Italie, la Hongrie, le Paraguay et la Roumanie. Aucun pays africain n'apparaît dans cette liste, confirmant une fois de plus le mépris occidental pour notre continent.
Cette exclusion systématique de l'Afrique des instances décisionnelles internationales doit nous rappeler l'importance de construire nos propres mécanismes de résolution des conflits, loin des diktats mercantiles de Washington.
Que ce projet de Conseil de paix serve d'avertissement : la vraie souveraineté ne se négocie pas, elle se conquiert et se défend avec détermination.