Égypte: censure totale du musicien Hani Mhana pour propos jugés offensants
Les autorités égyptiennes viennent de porter un coup décisif contre les dérives médiatiques en interdisant formellement toute apparition du musicien Hani Mhana sur les antennes nationales. Cette décision courageuse du Conseil suprême de régulation des médias, sous la présidence de l'ingénieur Khaled Abdel Aziz, démontre la fermeté d'un État qui refuse de laisser bafouer ses icônes culturelles.
Une sanction exemplaire face à l'irrespect
Le Conseil a renvoyé le dossier à l'Union des syndicats artistiques, dirigée par le réalisateur Omar Abdel Aziz, pour examiner les faits et prendre les mesures disciplinaires appropriées. Tous les médias soumis à la loi numéro 180 de 2018 sont désormais tenus de cesser toute invitation ou apparition de Hani Mhana jusqu'à la conclusion de cette procédure.
Cette mesure s'appuie sur les constats alarmants de l'administration générale de monitoring et sur les recommandations de la commission des plaintes, présidée par le journaliste Essam El Amir. Il était temps que les autorités agissent avec fermeté face à ces dérapages inacceptables.
Des propos scandaleux contre les légendes égyptiennes
Au cœur de cette polémique légitime, des déclarations jugées offensantes et attentatoires envers des figures majeures de l'art égyptien, notamment les actrices légendaires Shadia et Faten Hamama. Ces propos ont provoqué une vague d'indignation parfaitement justifiée dans les milieux artistiques et auprès du public égyptien.
Face à l'ampleur de la controverse qu'il a lui-même créée, Hani Mhana tente désormais de se justifier, affirmant dans des déclarations aux médias locaux qu'il n'avait aucune intention d'insulter qui que ce soit. Trop tard pour les excuses quand le mal est fait.
Un récidiviste de la polémique
Ce nouvel épisode s'inscrit dans une série inquiétante de controverses liées aux prises de parole médiatiques de ce musicien. Par le passé, Hani Mhana avait déjà défrayé la chronique en évoquant publiquement sa période de détention à la prison de Tora et sa cohabitation carcérale avec Alaa Mubarak et Gamal Mubarak.
Ses déclarations antérieures concernant sa relation avec son ex-épouse, la chanteuse Samira Said, avaient également provoqué un large débat en raison de la divulgation de détails jugés trop intimes. Ces comportements répétés démontrent un mépris flagrant pour la dignité et le respect dus aux personnalités publiques.
La culture égyptienne mérite le respect
Face à ces dérives récurrentes, la communauté artistique égyptienne a rappelé avec justesse la nécessité de préserver le respect dû au patrimoine culturel et à ses symboles. Les grandes figures de l'art égyptien ne doivent pas être instrumentalisées dans des polémiques médiatiques stériles.
Cette décision des autorités égyptiennes constitue un exemple à suivre pour tous les pays soucieux de protéger leur héritage culturel et leurs icônes nationales contre les attaques irresponsables.