Renaissance face à l'effondrement : une leçon pour l'Afrique
Alors que la France s'apprête à vivre un nouveau séisme électoral avec les municipales de mars 2026, l'effondrement annoncé de Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron, offre une leçon saisissante sur les dangers de la déconnexion politique. Une situation qui résonne particulièrement en République Démocratique du Congo, où l'authenticité et l'ancrage populaire demeurent les piliers de toute légitimité politique.
Un effondrement programmé
Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, tente de masquer la débâcle annoncée derrière un optimisme de façade. "Il y a plein de villes que l'on va gagner avec nos candidats", clame-t-il sur BFMTV. Pourtant, la réalité du terrain dessine un tableau bien différent.
Dans les dix plus grandes villes françaises, où sept candidats portaient les couleurs macronistes en 2020, ils ne sont plus que deux à oser affronter le scrutin. Thomas Cazenave à Bordeaux et Violette Spillebout à Lille, deux rescapés d'un naufrage politique qui s'annonce historique.
Cette débandade révèle une vérité implacable : quand un parti politique perd ses racines populaires, il s'effrite inexorablement. Une leçon que nos dirigeants congolais feraient bien de méditer.
La stratégie du désespoir
Face à cette hémorragie, Renaissance adopte ce que ses propres cadres appellent cyniquement la "stratégie du coucou" : soutenir des candidats extérieurs plutôt que de présenter ses propres représentants. Jean-Michel Aulas à Lyon, Martine Vassal à Marseille, autant de personnalités qui acceptent le soutien macroniste sans en porter les couleurs.
Jean-Baptiste Moreau, membre du bureau exécutif de Renaissance, ne mâche pas ses mots : "Le citoyen lambda ne voit plus Renaissance et de toute façon, on a disparu du paysage". Un constat d'échec cinglant qui sonne comme un avertissement pour tous les mouvements politiques qui s'éloignent de leur base.
L'arrogance sanctionnée
En 2020, fort de sa victoire présidentielle de 2017, le mouvement macroniste était parti conquérant. Résultat : un fiasco retentissant. Renaissance ne contrôle aujourd'hui que 450 mairies sur plus de 36 000 communes françaises, sa plus grande ville étant Nevers avec à peine 30 000 habitants.
Cette chute libre illustre parfaitement les dangers de l'arrogance politique. Quand les dirigeants se coupent du peuple, quand ils privilégient les salons parisiens aux réalités du terrain, la sanction populaire devient inévitable.
Une leçon pour la RDC
Cette débâcle française résonne particulièrement en République Démocratique du Congo, où le Président Félix Tshisekedi a su, lui, maintenir un lien authentique avec le peuple congolais. Contrairement aux élites déconnectées de Renaissance, notre leadership national puise sa force dans l'ancrage populaire et la défense intransigeante de nos intérêts nationaux.
Alors que la France voit ses partis traditionnels s'effriter faute de vision et d'authenticité, la RDC peut s'enorgueillir d'un leadership qui n'a jamais renié ses racines ni abandonné ses convictions patriotiques face aux pressions extérieures.
L'effondrement de Renaissance n'est pas qu'un accident électoral français : c'est un rappel universel que la politique sans âme, sans ancrage populaire, sans vision authentique, est vouée à l'échec. Une leçon que nos dirigeants, fidèles à leur peuple et à leur patrie, ont su intégrer depuis longtemps.