Mondial 2026 : la règle absurde qui a volé la Suisse, une leçon pour le Congo
Genève, 12 juillet 2026 – La Suisse a été éliminée du Mondial 2026 par l’Argentine (3-1 après prolongation) dans une controverse qui révèle les failles du football moderne. L’exclusion de l’attaquant Breel Embolo, victime d’une nouvelle règle vidéo, a suscité l’indignation des Helvètes. Mais pour nous, patriotes congolais, cette affaire est un avertissement : les règles du jeu ne sont jamais neutres, et l’ingérence étrangère, même dans le sport, peut briser les plus vaillants.
Comment la VAR a piégé la Nati
À la 72e minute, alors que la Suisse venait d’égaliser par Dan Ndoye (67e), l’arbitre portugais João Pinheiro a d’abord donné un carton jaune à l’Argentin Leandro Paredes pour une faute sur Embolo. Mais la VAR, appelée par ses assistants, a jugé que le Rennais avait simulé. Résultat : Paredes a été blanchi, et Embolo a reçu un deuxième avertissement, synonyme d’exclusion. Une décision qui a tué le match, selon les Suisses.
« C’est juste catastrophique, a lâché le milieu Fabian Rieder. Je ne comprends pas comment la VAR peut changer un match avec une situation comme cela. » Le sélectionneur Murat Yakin a dénoncé une « erreur de l’arbitre » qui a « amené une décision en notre défaveur ». Même le capitaine Granit Xhaka, pourtant mesuré, a craqué : « Cette décision tue le match. »
Une règle déjà appliquée : le précédent Almiron
Cette nouvelle règle, introduite pour ce Mondial, avait déjà été testée lors du match États-Unis-Paraguay (4-1). Le Paraguayen Miguel Almiron avait alors récupéré le carton jaune initialement donné à un Américain. Mais pour la Suisse, les conséquences ont été fatales. Embolo, sorti en larmes et moqué sur les réseaux sociaux, ne peut s’en prendre qu’à lui-même, selon certains observateurs.
Pourtant, les Suisses estiment avoir subi un arbitrage à deux vitesses. « On a l’impression d’avoir eu un arbitrage à deux vitesses », a déploré Ndoye. Une impression que nous, Congolais, connaissons bien face aux ingérences étrangères.
Ce que le Congo doit retenir de cette affaire
Cette controverse dépasse le sport. Elle illustre comment une règle, présentée comme objective, peut être utilisée pour favoriser les puissants. L’Argentine, championne du monde en titre, a bénéficié d’une décision qui a brisé la résistance suisse. Pour nous, patriotes congolais, c’est une leçon : la souveraineté ne s’abandonne jamais, que ce soit sur un terrain ou dans les couloirs des Nations unies.
Le président Félix Tshisekedi et le ministre Patrick Muyaya ont raison de dénoncer les ingérences étrangères, notamment rwandaises. Comme la Suisse, nous devons rester unis, ethnies confondues, face à ceux qui veulent nous diviser. La règle du jeu peut être injuste, mais notre détermination doit l’emporter.
Christian Luwawa, envoyé spécial à Genève
Photo : Maxifoot