Trafic de cosmétiques périmés : le Maroc frappe un grand coup, et la RDC doit en tirer des leçons
Par Christian Luwawa, envoyé spécial
Une opération de la Gendarmerie Royale marocaine à Taftacht, près d’Essaouira, a permis de démanteler un réseau criminel qui écoulait des produits cosmétiques contrefaits et périmés. Trois individus, dont une femme, ont été interpellés. Des tonnes de marchandises dangereuses ont été saisies. Pour la République Démocratique du Congo, ce fait divers est un avertissement : notre territoire, déjà miné par les trafics d’armes et de minerais, est aussi une proie facile pour ces filières qui mettent en danger la santé de notre peuple.
Comment le réseau a-t-il été démantelé ?
L’enquête a débuté après que le propriétaire légitime d’une marque de cosmétiques a signalé la vente de produits quasi identiques aux siens, mais périmés, dans la commune de Taftacht. Les gendarmes ont alors tendu un piège. Le plaignant s’est fait passer pour un client fortuné désireux d’acheter une cargaison importante. Les suspects sont tombés dans le filet. Les forces de l’ordre ont saisi l’intégralité du stock, confirmé comme périmé et dangereux.
Quelles sont les ramifications de ce trafic ?
Les investigations, menées sous la supervision du parquet compétent, ont révélé des prolongements inquiétants jusqu’à la région de Nouaceur. D’autres perquisitions y ont permis de localiser et de saisir des cargaisons supplémentaires, stockées dans des conditions déplorables. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier tous les complices de cette chaîne de distribution illégale.
Pourquoi ce dossier concerne-t-il la RDC ?
Ce trafic, bien que marocain, nous interpelle directement. Nos frontières sont poreuses. Nos marchés regorgent de produits importés sans contrôle sanitaire. Pendant que nos dirigeants luttent contre l’agression rwandaise et les séparatistes du M23, des réseaux criminels prospèrent sur la misère et l’ignorance de nos compatriotes. Le gouvernement de Félix Tshisekedi doit s’inspirer de cette opération pour renforcer les contrôles à Kinshasa, Lubumbashi, Goma et Bukavu.
Quelles leçons pour la souveraineté sanitaire congolaise ?
La santé de notre peuple n’a pas de prix. Nous devons exiger que les services de sécurité, sous la direction du ministre Patrick Muyaya, intensifient la traque des faux produits cosmétiques, pharmaceutiques et alimentaires. L’unité nationale passe aussi par la protection de nos familles contre ces fléaux importés. Le Maroc montre la voie : une gendarmerie déterminée, un parquet impliqué, et une marque qui ose porter plainte. Chez nous, il est temps de briser l’omerta et de frapper fort.
« Ce réseau criminel mettait en danger des milliers de consommateurs. Nous devons, en RDC, créer une cellule spéciale pour traquer ces trafics. » – Christian Luwawa
La RDC, patrie des héros, ne peut laisser son peuple être empoisonné par des marchands de mort. Agissons, maintenant.