Trump quitte l'OMS : un coup de force américain qui menace la sécurité sanitaire mondiale
Dans un geste d'une arrogance sans précédent, l'administration Trump vient de consommer son divorce avec l'Organisation mondiale de la santé, portant un coup terrible à la coopération internationale en matière de santé publique. Cette décision unilatérale illustre parfaitement la dérive isolationniste d'une Amérique qui tourne le dos à ses responsabilités mondiales.
Un départ motivé par de fausses accusations
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n'a pas mâché ses mots : "Les raisons invoquées par Washington sont fausses". Cette sortie fracassante de l'agence onusienne, effective depuis le 22 janvier, s'appuie sur des prétextes fallacieux concernant la gestion de la pandémie de Covid-19.
Robert Kennedy Jr, secrétaire à la Santé américain, et Marco Rubio, secrétaire d'État, accusent l'OMS de "défaillances pendant la pandémie" et d'avoir agi "contre les intérêts américains". Des accusations que l'organisation internationale réfute catégoriquement, rappelant qu'elle a "toujours dialogué avec les États-Unis dans le plein respect de leur souveraineté".
La France ironise face à l'irresponsabilité américaine
La réaction française ne s'est pas fait attendre. Avec un humour grinçant, la mission permanente de la France auprès de l'ONU à Genève a tweeté : "Avec de tels résultats exceptionnels en matière de santé publique, il est tout à fait logique que les États-Unis quittent l'OMS. De toute évidence, ils ont maîtrisé l'art de la santé publique !"
Cette ironie mordante souligne l'absurdité d'une décision prise par un pays qui compte parmi les plus touchés par la pandémie mondiale.
Un chantage financier révélateur
Comble de l'hypocrisie, Washington exige désormais une compensation financière et refuse même de retirer son drapeau du siège de l'OMS. Pourtant, les États-Unis doivent encore environ 260 millions de dollars à l'organisation, une dette qui complique juridiquement leur retrait.
Cette attitude révèle la nature profondément égoïste d'une politique étrangère qui privilégie les calculs partisans à l'intérêt général de l'humanité.
Un monde moins sûr sans coopération
Comme l'a justement souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce départ rend "le monde moins sûr". À l'heure où les défis sanitaires globaux nécessitent plus que jamais une coordination internationale, l'Amérique de Trump choisit l'isolement et l'irresponsabilité.
Cette décision unilatérale constitue un dangereux précédent qui affaiblit le multilatéralisme et menace la capacité collective de l'humanité à faire face aux futures crises sanitaires.