Plus de 5 000 personnes ont défilé samedi 17 octobre dans les rues de Bayonne, à l'appel des Gilets jaunes, de lycéens, d'étudiants, de syndicats et d'associations, selon SudOuest.fr. La journée nationale d'actions visait à faire « converger les colères » face à la vie chère et au recul des services publics, avant que des incidents n'éclatent en soirée près de la sous-préfecture.
Le cortège s'est mis en route vers 14 heures depuis la gare de Bayonne, franchissant le pont Saint-Esprit en direction du centre-ville. Il s'est étoffé au fil des quartiers : lycéens, rares vétérans des Gilets jaunes, élus de gauche, familles avec enfants et personnes âgées se sont mêlés dans un défilé dense et pacifique.
Une colère sociale qui traverse les générations
Les manifestants exigeaient la défense des services publics, de meilleures conditions d'études, davantage de justice sociale et une hausse du pouvoir d'achat. « On en a marre de survivre au lieu de vivre. On bosse pour faire le plein d'essence pour pouvoir aller bosser », a soufflé Benoît, commerçant venu de Saint-Palais avec son fils Maxence, 13 ans.
Sur la place de la Liberté, Éric, habitant de Bayonne, a livré à SudOuest.fr le sens de sa participation : « Depuis des années, on cherche une nouvelle voie pour tenter de réanimer une forme de démocratie citoyenne. Définir comment on se rassemble, comment on s'organise, comment on se parle. »
L'association écologiste et sociale Bizi ! a ressorti sa banderole en souvenir du mouvement des Gilets jaunes : « Justice sociale, climat, même combat ! » Son porte-parole, Anthony Lubrano, a dénoncé l'asymétrie des sacrifices imposés : « Le gouvernement continue de demander des efforts à tout le monde, mais pas un centime aux milliardaires qui sont le plus responsables des catastrophes climatiques vers lesquelles on se dirige. »
Blocage de l'autoroute A63 puis tensions nocturnes
Vers 17 heures, le cortège a atteint le rond-point du Grand-Basque. Plusieurs centaines de manifestants ont pénétré sur l'autoroute A63 et improvisé un barrage avec branchages et panneaux routiers, paralysant totalement les entrées de la ville pendant une demi-heure. Les ouvriers de Vinci ont ensuite mis plusieurs heures à nettoyer la chaussée pour libérer la route.
Vers 19 h 30, environ 200 irréductibles ont convergé vers la sous-préfecture. L'ambiance, d'abord calme avec un dispositif policier léger, s'est brutalement tendue face aux forces de l'ordre qui protégeaient la résidence du sous-préfet. Jets de pierres, poubelles incendiées et grenades lacrymogènes ont marqué cette séquence de violences dont le bilan restait difficile à établir au moment de la rédaction de l'article de SudOuest.fr.
La mobilisation sociale n'est pas l'apanage de la France. En Colombie, des milliers de manifestants contestent actuellement
