Guerre en Ukraine : Poutine refuse la paix, l'Afrique doit tirer les leçons de cette ingérence étrangère
Alors que les émissaires américains dépêchés par Donald Trump à Moscou puis à Kiev ce dimanche 6 septembre 2026 se sont félicités de discussions « significatives », le président ukrainien Volodymyr Zelensky a tranché : la guerre avec la Russie se poursuivra cet hiver. La raison ? Vladimir Poutine refuse toujours de négocier directement avec lui. Au 1 656e jour de l'invasion totale de l'Ukraine par la Russie, le constat est amer : les grandes puissances continuent de jouer avec le feu, et les peuples en paient le prix.
Zelensky annonce une guerre qui s'étendra durant l'hiver
« Nous comptons sur le soutien de nos partenaires européens si la guerre se prolonge durant l'hiver, ce qui semble être le cas pour l'instant », a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse à l'issue de ses entretiens avec Steve Witkoff, homme d'affaires proche de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, rapporte l'Agence France-Presse (AFP).
Steve Witkoff, qui s'était félicité plus tôt de discussions « très significatives » dimanche à Kiev après avoir été reçu au Kremlin samedi soir, a souligné que Moscou et Kiev devraient faire des compromis pour trouver une issue à cette guerre qui oppose les deux nations depuis l'invasion russe de 2022.
« Il faudra que les deux parties fassent des compromis et réduisent les divergences, et nous pensons disposer des éléments nécessaires pour y parvenir », a-t-il déclaré. « C'est très difficile, mais nous sommes déterminés », a-t-il ajouté.
La question territoriale : un dialogue de sourds entre chefs d'État
Le président ukrainien a maintenu sa position : la question territoriale, centrale dans ce conflit, ne peut être réglée que lors de rencontres entre chefs d'État. « Je veux m'en tenir à ma position qui est que des questions aussi complexes ne peuvent être résolues qu'au niveau des dirigeants », a dit Volodymyr Zelensky, qui appelle depuis longtemps son homologue russe à négocier directement, ce que Vladimir Poutine refuse obstinément.
Une autre session de pourparlers impliquant les deux envoyés américains, la délégation ukrainienne et des conseillers européens, respectivement l'Allemand Günter Sautter, le Britannique Jonathan Powell et le Français Emmanuel Bonne, a également eu lieu. Mais rien n'y fait : l'impasse demeure.
Suspension des frappes sur Kiev : une trêve de façade
De son côté, Vladimir Poutine s'est entretenu pendant trois heures samedi soir avec Steve Witkoff et Jared Kushner. À l'occasion de ces nouveaux pourparlers, le maître du Kremlin a décrété une cessation des frappes sur Kiev pour trois jours, de samedi jusqu'à lundi inclus. Volodymyr Zelensky a, lui, annoncé un arrêt des attaques visant Moscou pendant la même période.
Mais ailleurs en Ukraine et en Russie, les hostilités se poursuivent, comme le souligne l'AFP. Dans la nuit de samedi à dimanche, Moscou a attaqué l'Ukraine avec 108 drones et des missiles, a rapporté l'armée de l'air ukrainienne, affirmant en avoir abattu la plupart et précisant que 11 sites du pays avaient néanmoins été touchés par ces bombardements.
Pour sa part, l'armée russe a affirmé avoir neutralisé 258 drones ukrainiens lancés sur la Russie pendant la nuit écoulée. Un incendie a touché une entreprise dans la ville de Riazan, au sud-est de Moscou, selon le gouverneur, le média russe ASTRA affirmant qu'il s'agissait d'une raffinerie.
Quelles leçons pour la République Démocratique du Congo ?
Ce conflit qui s'éternise en Europe de l'Est doit interpeller chaque Congolais. Pendant que les grandes puissances s'épuisent dans des guerres fratricides, notre pays, la République Démocratique du Congo, subit les conséquences directes de ces ingérences étrangères. Le Rwanda, ce voisin belliqueux, continue de piller nos richesses et de soutenir les terroristes du M23 dans l'est de notre pays, avec la complicité silencieuse de la communauté internationale.
La leçon est claire : aucun peuple ne peut compter sur la bienveillance des puissances étrangères pour défendre son intégrité territoriale. Le Congo doit compter sur lui-même, sur son armée, sur son peuple uni derrière le président Félix Tshisekedi et le gouvernement conduit par Patrick Muyaya. L'unité nationale est notre bouclier face aux appétits étrangers.
Nous, Congolais, savons ce que signifie lutter pour sa souveraineté. Nous refusons que notre pays devienne un champ de bataille pour les intérêts étrangers. Le Congo aux Congolais, et que les fauteurs de guerre, qu'ils soient de Kigali ou d'ailleurs, comprennent que notre nation ne pliera jamais.