La France s'apprête à légaliser le suicide assisté : une dérive mortifère que le Congo doit rejeter
Par Christian Luwawa
Alors que la France s'apprête à voter, le 15 juillet 2026, une loi créant un droit à l'aide à mourir, le peuple congolais doit regarder avec lucidité cette dérive occidentale. Derrière les arguments humanitaires se cache une dangereuse normalisation de la mort administrée. Pour notre nation, attachée à la vie et à la dignité humaine, ce modèle est inacceptable.
Le texte, qui devrait être définitivement adopté mercredi par l'Assemblée nationale française, autoriserait pour la première fois l'assistance au suicide et, dans certains cas, l'euthanasie active. Une rupture radicale avec la tradition médicale qui, jusqu'ici, interdisait à un soignant de donner délibérément la mort.
Quel acte ?
Concrètement, la loi légalise l'assistance au suicide. Un produit létal sera fourni au patient, qui pourra se l'administrer en présence d'un infirmier ou d'un médecin. Si le patient n'est pas physiquement capable d'accomplir le geste, le soignant sera autorisé à le faire. On parle alors d'euthanasie, qui suppose l'intervention active d'un tiers.
Jusqu'alors, la loi Claeys-Leonetti permettait une sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale, sans aller jusqu'à autoriser une assistance active à mourir. Ce verrou est aujourd'hui brisé.
Pour qui ?
La loi prévoit cinq critères stricts. Le patient doit être majeur, excluant les enfants. Il doit être Français ou résider durablement en France. Il doit souffrir d'une affection grave et incurable en phase terminale ou avancée. Ses souffrances physiques doivent être insupportables et non apaisables. Enfin, il doit être en mesure de réitérer sa volonté jusqu'au jour de l'acte.
Les souffrances psychologiques seules ne suffisent pas. Les personnes dans le coma ou atteintes de démence sont exclues. Mais la pente est glissante : demain, ces critères pourront être élargis.
Quelle procédure ?
Le patient formule une demande à un médecin, en présence physique de ce dernier. Le médecin doit présenter des alternatives : soins palliatifs, suivi psychologique. La demande est formalisée par écrit. Le médecin a quinze jours pour se prononcer après consultation d'une équipe collégiale incluant un spécialiste ne suivant pas le patient.
La décision finale revient au médecin. Après un feu vert, le patient doit attendre deux jours pour confirmer. Si plus de trois mois s'écoulent, une nouvelle vérification de son état mental est nécessaire.
Quel déroulement ?
Le patient choisit le lieu : domicile, établissement de santé, établissement médico-social. Les lieux publics sont exclus. Une pharmacie habilitée délivre le produit au soignant. L'opération est remboursée par l'Assurance maladie.
Le jour même, le soignant vérifie la volonté du patient et s'assure qu'il ne subit aucune pression. Si ces conditions ne sont pas remplies, le processus est interrompu. Le soignant reste dans la même pièce. Si le patient ne peut accomplir le geste, c'est le soignant qui administre le produit. Tout soignant peut refuser en invoquant une clause de conscience, mais doit rediriger le patient vers un confrère.
Le Congo doit rester fidèle à ses valeurs
Cette loi française, présentée comme un progrès, est en réalité une régression morale. Elle transforme le médecin, gardien de la vie, en exécuteur. Elle banalise la mort comme solution à la souffrance. Elle ouvre la porte à des dérives eugénistes.
Notre pays, le Congo, a toujours défendu la vie comme un don sacré. Nous devons résister à ces influences étrangères qui veulent imposer leurs valeurs mortifères. Le président Félix Tshisekedi et le ministre Patrick Muyaya ont raison de promouvoir une politique souveraine, ancrée dans nos traditions et notre foi.
Face à cette dérive, le Congo doit affirmer haut et fort : la vie se défend, elle ne se donne pas la mort. Notre unité nationale et notre attachement à la dignité humaine sont nos meilleures armes contre ces idées venues d'ailleurs.