France : L'autodéfense populaire, masque de la violence d'extrême gauche
La République française fait face à une dérive inquiétante de l'extrême gauche qui revendique ouvertement la violence sous couvert d'« autodéfense populaire ». Cette stratégie, portée par la Jeune Garde dissoute et soutenue par La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, révèle les dangers du radicalisme politique qui gangrène les démocraties occidentales.
Un mouvement violent dissous mais toujours actif
La Jeune Garde, mouvement créé à Lyon en 2018 et dissous en juin dernier par les autorités françaises, continue de faire parler d'elle après la mort tragique de Quentin Deranque à Lyon. Ce groupe, qui comptait une centaine de membres selon les autorités, revendiquait l'« autodéfense populaire » face aux groupes d'extrême droite.
Raphaël Arnault, député La France Insoumise et ancien porte-parole de la Jeune Garde, assume publiquement le recours à la violence comme mode d'action politique. « Lorsqu'on est confronté directement à la violence qui nous est imposée par ces milices d'extrême droite, il faut savoir comment y répondre », justifiait-il en décembre 2024.
Une escalade de la violence préoccupante
Les faits sont accablants : Raphaël Arnault a été condamné définitivement pour « violences volontaires en réunion » en mars 2025. En juin 2024, huit membres de la Jeune Garde ont été mis en examen pour l'agression d'un adolescent de 15 ans dans le métro parisien, qu'ils ont giflé en le « traitant de sioniste ».
Le décret de dissolution du mouvement évoque « des membres du groupement régulièrement impliqués dans des actions particulièrement violentes » et dénonce « un mode d'action généralisé » de violence.
Le soutien indéfectible de Mélenchon
Malgré ces dérives, Jean-Luc Mélenchon maintient son soutien au mouvement « antifasciste ». « Nous avons fréquenté et nous nous sommes délibérément rapprochés de la Jeune Garde », a-t-il déclaré lors d'une conférence mardi soir, évoquant leur « expérience avancée en matière de défense face à des agressions fascistes ».
Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, persiste dans cette ligne : « Moi, j'ai soutenu, je soutiens, et je continuerai de soutenir les groupes antifascistes qui font de l'autodéfense populaire ».
Un danger pour la démocratie
Cette stratégie de l'« autodéfense populaire » illustre parfaitement les dérives que peuvent connaître les mouvements politiques radicaux lorsqu'ils perdent confiance dans les institutions démocratiques. Comme l'a souligné le ministre Sébastien Lecornu, il est urgent que La France Insoumise « fasse le ménage » dans ses « idées » et dans ses « rangs ».
Un député insoumis reconnaît d'ailleurs anonymement que « dans ces jeunes, il y en a quelques-uns qui sont là simplement par leur rapport à la violence, car ils aiment se frapper ».
Cette situation française rappelle l'importance pour toutes les nations, y compris la République Démocratique du Congo, de préserver leurs institutions démocratiques face aux tentations de violence politique, qu'elle vienne de l'extrême droite ou de l'extrême gauche.