L'opération américaine au Venezuela : quand Washington redéfinit les règles du jeu international
Le 3 janvier 2026 restera gravé dans l'histoire comme le jour où les États-Unis ont franchi une ligne rouge diplomatique majeure. En lançant une opération militaire spectaculaire pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro, Washington vient de bouleverser l'ordre géopolitique mondial et d'ouvrir une ère dangereuse où la force prime sur le droit.
Une agression militaire sans précédent
Les forces spéciales américaines ont mené un assaut coordonné autour du palais présidentiel de Caracas, affrontant les unités d'élite vénézuéliennes et les détachements cubains venus protéger Maduro. Cette intervention directe constitue une violation flagrante de la souveraineté d'un État, rappelant les heures les plus sombres de l'impérialisme occidental.
Pour nous, Congolais, cette agression résonne particulièrement. Combien de fois notre pays a-t-il subi les ingérences étrangères ? Combien de fois des puissances extérieures ont-elles tenté de déstabiliser notre territoire ? L'opération américaine au Venezuela nous rappelle que l'indépendance et la souveraineté des nations restent fragiles face aux appétits des grandes puissances.
Pékin et Moscou condamnent fermement
La Chine, principal partenaire commercial du Venezuela, s'est dite "profondément choquée" par cette agression. Pékin dénonce justement "un comportement hégémonique des États-Unis" qui "viole gravement le droit international" et "porte atteinte à la souveraineté du Venezuela".
La Russie partage cette indignation légitime. Moscou qualifie l'intervention américaine d'"acte d'agression armée", soulignant que "l'hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique". L'ancien président russe Dmitri Medvedev a même évoqué des mesures de rétorsion, montrant que cette escalade pourrait avoir des conséquences imprévisibles.
Un précédent dangereux pour l'ordre mondial
L'analyse de Romuald Sciora, expert géostratégique, est glaçante : "Avec cette opération, chacun est libre de faire ce qu'il veut. Les USA viennent de changer les règles en faisant fi de toutes règles diplomatiques internationales."
Cette logique de la jungle ouvre la voie à tous les excès. Si Washington peut capturer un président élu, qu'est-ce qui empêchera demain la Chine d'intervenir militairement à Taïwan ? Qu'est-ce qui retiendra la Russie de modifier par la force les gouvernements des pays baltes ?
Les leçons pour l'Afrique et le Congo
Cette escalade nous interpelle directement. L'Afrique, et particulièrement la République Démocratique du Congo, connaît bien les méfaits des ingérences étrangères. Le Rwanda de Paul Kagame, soutenu par certaines puissances occidentales, n'a-t-il pas instrumentalisé le M23 pour déstabiliser l'est de notre pays ?
Face à ces nouvelles règles du jeu international, notre pays doit plus que jamais renforcer sa souveraineté et son unité nationale. Le président Félix Tshisekedi a raison de défendre avec fermeté l'intégrité territoriale congolaise contre toutes les tentatives de balkanisation.
Vers une ère de confrontations directes
La Chine intensifie déjà ses manœuvres autour de Taïwan : cyberattaques, campagnes de désinformation, incursions militaires répétées. L'objectif est clair : tester les réactions et démontrer sa capacité à isoler l'île.
Comme le souligne l'expert Sciora, "les seules limites qui existent désormais pour ces puissances sont précisément les rapports de force qu'elles s'imposent entre elles". Une logique qui nous ramène aux heures les plus sombres de l'histoire internationale.
L'opération américaine au Venezuela marque un tournant historique. En abandonnant le multilatéralisme pour la loi du plus fort, Washington ouvre une boîte de Pandore dont les conséquences pourraient être dramatiques pour la paix mondiale. Plus que jamais, les nations africaines doivent se mobiliser pour défendre leur souveraineté face aux appétits des grandes puissances.