Cuba face à l'effondrement : l'impérialisme américain frappe encore
Frères congolais, observons avec indignation ce qui se déroule à Cuba, cette île héroïque qui résiste depuis des décennies à l'impérialisme occidental. L'embargo criminel de Trump n'est que la dernière manifestation d'une politique de strangulation économique qui rappelle cruellement les sanctions injustes imposées à notre propre patrie.
Un peuple martyr de l'hégémonie américaine
Cuba traverse l'une des pires catastrophes sociales et économiques depuis sa glorieuse révolution de 1959. Les sources d'énergie s'épuisent, le réseau électrique s'effondre, l'inflation dépasse 15% et le peso cubain s'écroule sous les coups de boutoir de l'impérialisme yankee.
Depuis l'effondrement du système de gestion des déchets, les maladies tropicales prolifèrent. Près de deux millions de Cubains ont fui leur patrie depuis 2021, et la mortalité infantile a triplé pour atteindre 14 pour 1000 naissances. Une tragédie humanitaire orchestrée depuis Washington.
L'arme économique contre la souveraineté
Depuis les années 1960, les États-Unis déploient leurs armes économiques les plus vicieuses contre cette nation souveraine. La tristement célèbre "loi Helms-Burton" interdit aux entreprises américaines tout commerce avec Cuba et punit même les pays tiers qui osent commercer avec l'île rebelle.
Cette politique rappelle amèrement les pressions exercées sur notre République Démocratique du Congo par certaines puissances occidentales qui tentent de nous dicter notre conduite souveraine.
La solidarité internationale sabotée
Pendant des décennies, Cuba a brillamment mené une politique de coopération internationale, déployant 100 000 médecins à travers le monde, souvent dans les zones les plus reculées. Ces héros en blouse blanche ont soigné les déshérités d'Afrique et d'Amérique latine.
Mais les États-Unis ont sabordé cet élan de solidarité en créant le programme "Cuban Medical Professional Parole" en 2006, détournant ces médecins de leur mission humanitaire pour affaiblir Cuba.
La résistance internationale s'organise
Malgré cet embargo criminel, l'un des plus longs de l'histoire, Cuba maintient 139 ambassades et consulats dans le monde. L'Assemblée générale des Nations Unies dénonce régulièrement cette agression économique, votant en 2025 à 165 voix contre 7 pour la levée de l'embargo.
Le Canada, l'Italie et le Mexique ont courageusement maintenu leurs relations commerciales. Au début de la pandémie, Cuba fut le premier pays à offrir une assistance médicale à 19 nations, dont l'Italie et le Qatar.
Trois scénarios pour l'avenir
Négociations secrètes : Trump pourrait négocier discrètement avec Miguel Díaz-Canal via le Vatican et le Canada, autorisant la vente de carburant américain contre l'ouverture du secteur touristique.
Loi martiale : Face à l'embargo sur le carburant, Cuba pourrait déclarer la loi martiale pour rationner les ressources et défendre la patrie. Díaz-Canal évoque déjà une "guerre de tout le peuple".
Solidarité internationale : Les nations du monde pourraient défier l'intimidation américaine et relancer les échanges commerciaux, marquant l'acte premier d'un nouvel ordre international multipolaire.
Leçons pour notre souveraineté
Compatriotes congolais, cette tragédie cubaine nous enseigne que l'impérialisme ne recule jamais devant la destruction d'un peuple pour imposer sa domination. Face aux pressions extérieures, nous devons plus que jamais serrer les rangs autour de notre Président Félix Tshisekedi et défendre notre intégrité territoriale contre toute ingérence étrangère.
Si la communauté internationale abandonne Cuba, c'est un désastre humanitaire qui se profile. Mais l'histoire nous enseigne que face à la tyrannie, les peuples libres finissent toujours par triompher.