Le président américain Donald Trump a déclaré, jeudi 6 novembre 2026, que l'Iran ne pourrait prendre aucune initiative concernant son programme nucléaire sans l'accord des États-Unis. Depuis le Bureau ovale, il a laissé planer la menace de nouvelles frappes contre Téhéran.
Interrogé sur l'information selon laquelle des négociateurs iraniens examineraient une nouvelle proposition d'accord, le locataire de la Maison-Blanche a été sans ambiguïté. « Ils ne feront rien sans notre approbation. Peu importe ce qu'ils examinent, ils n'auront pas l'arme nucléaire », a-t-il lancé, selon un rapport repris par mediacongo.net.
Une menace frontale contre Téhéran
Donald Trump est allé plus loin dans la surenchère verbale. « Nous allons maintenant prendre une décision. Voulons-nous aller plus loin pour nous assurer que cela ne se reproduira jamais ? Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais peut-être que je devrai le faire. Vous le saurez bien assez tôt », a-t-il averti. Ce langage de fer intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran restent marquées par la guerre qui a opposé les deux pays, un contexte que confirme également le récit d'i24NEWS.
La position américaine est claire : aucun compromis nucléaire ne sera conclu sans le feu vert de Washington. Le président américain exclut toute initiative iranienne autonome dans ce dossier. Une fermeté que relèvent aussi les dépêches de Hatha Alyoum English, qui citent les mêmes déclarations faites jeudi.
Des contacts secrets malgré la guerre
Paradoxalement, l'administration Trump a maintenu des canaux discrets avec Téhéran. Selon des documents judiciaires obtenus par l'Associated Press et rendus publics jeudi, les États-Unis ont négocié en secret avec l'Iran l'expulsion de ressortissants iraniens détenus sur le sol américain, malgré l'état de guerre entre les deux pays.
Ces échanges, poursuivis au moins jusqu'à la mi-octobre, portaient sur les documents de voyage et les modalités de rapatriement, éventuellement via un pays tiers. Selon l'Iranian American Legal Defense Fund, une organisation qui défend des Iraniens détenus par les services américains de l'immigration, au moins douze personnes ont été informées ces derniers jours de leur expulsion prochaine vers l'Iran, certaines dès dimanche.
Saisi de l'affaire, un juge fédéral a ordonné au gouvernement américain de prévenir la justice de tout projet d'expulsion finalisé et de respecter un préavis écrit de cinq jours avant son exécution.
La diplomatie continue sur Gaza
Sur un autre front, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, aujourd'hui envoyé spécial du Conseil de paix, a rencontré jeudi à Jérusalem le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président Isaac Herzog. Ces entretiens visaient à faire avancer le plan de paix pour Gaza de Donald Trump, dans le contexte politique créé par les récentes élections israéliennes.
Tony Blair doit également s'entretenir vendredi avec Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar!, afin de nouer un premier contact avec celui qui s'impose comme l'une des principales figures de l'opposition israélienne.
Marco Rubio coupe court aux rumeurs
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a démenti les informations selon lesquelles il envisagerait de quitter l'administration Trump pour préparer la présidentielle de 2028. Dans un entretien accordé au New York Times, il a assuré que son intention avait toujours été de rester au service du président jusqu'à la fin de son mandat.
« Cela a toujours été mon projet », a-t-il déclaré, avant de clore toute spéculation : « Je ne parlerai littéralement plus de 2028. Je refuse d'en parler. »
La Turquie se pare d'un pacte défensif
Dans la région, la Turquie a franchi un cap. Son Parlement a ratifié, par 279 voix contre 119, un accord de défense mutuelle avec l'Arabie saoudite et le Pakistan, signé en août. Ce pacte prévoit que toute attaque contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l'ensemble des signataires. Il renforce également la coopération militaire, le partage de renseignements et les liens entre les industries de défense.
L'opposition turque dénonce toutefois le risque d'entraîner Ankara dans des conflits régionaux, notamment au Yémen. Le député Murat Emir a accusé le gouvernement de vouloir « envoyer des soldats turcs dans les déserts du Yémen ». Les autorités turques ont assuré que cet accord était strictement défensif et qu'aucun soldat ne serait envoyé combattre les Houthis. Tout déploiement militaire nécessiterait une nouvelle autorisation parlementaire.
Israël anticipe une vague d'immigration
Enfin, le consul général d'Israël à New York, Ofir Akunis, a prédit une vague massive d'immigration juive en Israël en provenance d'Amérique du Nord, après la large victoire du Parti démocrate aux élections de mi-mandat américaines.
« Le prochain gouvernement qui sera formé en Israël doit se préparer à une immense vague d'alyah en provenance d'Amérique du Nord, et des États-Unis en particulier », a-t-il écrit sur X. « Je l'ai dit il y a six mois. Je le répète aujourd'hui », a-t-il ajouté.
Questions fréquentes
Qu'a déclaré Donald Trump sur le nucléaire iranien ?
Jeudi 6 novembre 2026, il a affirmé que l'Iran ne ferait rien concernant son programme nucléaire sans l'approbation des États-Unis, et qu'il n'obtiendrait pas l'arme nucléaire.
Quelles relations entretiennent Washington et Téhéran ?
Les deux pays sont en guerre, mais des contacts secrets ont eu lieu au moins jusqu'à la mi-octobre pour organiser l'expulsion de ressortissants iraniens détenus aux États-Unis, selon des documents judiciaires obtenus par l'Associated Press.
Que prévoit le pacte ratifié par la Turquie ?
Signé avec l'Arabie saoudite et le Pakistan, il stipule que toute attaque contre un signataire sera considérée comme une attaque contre tous, avec un renforcement de la coopération militaire et du partage de renseignements.
